Burn-out maternel - Accompagnement à la naissance

Burn-out maternel comment s’en sortir ?

Burn-out maternel : des solutions existent pour retrouver votre énergie

Être maman, la plus belle mission sur terre est épuisante

La profession au niveau d’exigence le plus élevé est d’être une maman : elle doit être disponible sur tous les fronts, sa liste de tâches rébarbatives est longue, elle doit faire preuve d’autonomie, d’un sens de l’organisation, d’improvisation, de débrouillardise. Cependant ce pilier familial n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur.

En plus de sa mission parentale, la maman doit réussir sa carrière, sa vie personnelle, prendre soin d’elle et demeurer à travers tout ce boulot une compagne idéale pour son conjoint. La maman épuisée est sur le point de craquer ? Elle sent que le ressort va bientôt lâcher ? Mais quelle mère indigne! Comment peut-elle se plaindre de lassitude lorsque la plus belle mission sur terre lui a été confiée ?

La présente rubrique dresse un bref portrait du burn-out maternel. Outre les signes qui annoncent l’arrivée à pas feutrés de l’épuisement maternel, des techniques pour tenter de vous extirper de ce mal-être sont proposées. Question de redonner l’espoir à la maman fatiguée en passe de devenir une maman en burn-out.

Le burn-out maternel : ce que c’est, ce que ce n’est pas

L’épuisement maternel – autrement nommé épuisement parental – n’est pas une maladie pour laquelle il est nécessaire d’avoir recours à une quelconque médication. Ce n’est pas non plus une fatalité, on peut réussir à remonter la pente. Il existe des solutions au burn-out, si vous y êtes confronté. La fatigue excessive n’est pas un signe probant car il est possible de ressentir un passage à vide provisoire sans qu’il ne soit question de burnout. Il importe en outre de différencier l’épuisement maternel de la dépression.

L’état dépressif provoque une perte totale d’enthousiasme et d’intérêt dans tous les domaines de la vie de la personne confrontée à ce syndrome ainsi qu’une tristesse qui s’incruste. Les mères aux prises avec l’épuisement maternel ressentent de leur côté une certaine joie de vivre mais leur capacité à passer à l’action est limitée par leur épuisement physique, émotionnel ou psychique. Il s’agit d’un état passager, d’une plus ou moins longue durée. L’épuisement parental peut toutefois conduire à la dépression si les symptômes sont banalisés et la prise en charge retardée.

On parle d’épuisement maternel – d’usure en anglais courant – lorsque les batteries de la mère sont à plat suite à l’accumulation de divers agents stresseurs d’une intensité modérée qui perturbent son bien-être physiologique, psychologique et émotionnel. C’est une surcharge dans les exigences qui vont au-delà de ses ressources personnelles, un sentiment diffus d’une absence de coupure entre elle et cette multitude d’exigences au quotidien. Même si son rôle de mère lui convient parfaitement, elle ressent une pression qui s’accroche et ne réussit plus à récupérer.

Dans une société où la performance dicte chacun de nos gestes, le burn-out touche de plus en plus de personnes aux quatre coins de la France. Le nombre de mères concernées par le burn-out parental est tout aussi considérable. Elles osent heureusement de nos jours en parler plus librement pour briser le tabou et mettre enfin des mots sur leur mal-être.

Les signes annonciateurs : l’épuisement s’installe sans faire de bruit

Le burn-out maternel est un mal insidieux, qui s’installe progressivement dans la vie de la maman débordée, sans la prévenir, tout doucement, à petits pas feutrés. Afin d’éviter d’ouvrir la porte à cet intrus, il est utile de repérer les signes avant-coureurs.

Vous vous sentez démotivée et dépassée face à la montagne de tâches qui vous attend. Lorsque vous réussissez à vous activer, vous ressemblez à un robot qui exécute son travail sans s’impliquer émotionnellement. Privée d’énergie, vous êtes incapable de fournir un minimum d’efforts pour vous concentrer. Votre sommeil n’est plus réparateur, vous vous levez le matin aussi fatiguée que la veille. La tristesse, la culpabilité, la colère, la rancune, le manque de confiance risquent de se mettre de la partie.

Des troubles relatifs à votre santé peuvent aussi vous envahir. Vous vous accordez de moins en moins le temps pour prendre soin de vous. Puis vous expérimentez la phase de burn-in, cette étape précédant le burn-out qui crée l’illusion d’un trop-plein d’énergie alors qu’en réalité, vous vous épuisez toujours davantage. D’ailleurs vous ressentez de l’irritation face à vos enfants que vous tenez responsables de votre souffrance. L’idée d’abandonner ce navire qui tangue vous vient à l’esprit.

Voilà pourquoi il est essentiel de laisser l’épuisement maternel à l’extérieur de votre vie. Mais que faire lorsqu’il s’y est installé après avoir réussi à se tracer un chemin jusqu’à vous ?

Reprendre le dessus : quelques techniques pour retrouver votre énergie

Vous reconnaissez bien tous ces symptômes, vous constatez qu’ils sont déjà ancrés dans votre quotidien ? Voici quelques conseils pour éviter qu’ils ne fassent trop de ravages.

Brisez l’isolement

Participez à des activités qui vous plaisent, hors des quatre murs de votre demeure, pour vous permettre de converser avec d’autres interlocuteurs que vos petits. Le fait de pouvoir discuter avec des personnes qui comprennent ce que vous vivez et éprouvez contribue à vous délivrer d’une partie de votre fardeau.

Renoncez à tout faire parfaitement sans culpabiliser

Soyez réaliste, révisez vos standards de qualité et reprenez votre souffle. L’épuisement a tendance à guetter les perfectionnistes. En renonçant à mettre la barre aussi haute, vous dégagez du temps pour vous faire plaisir.

Déléguez

Vous n’êtes pas seule dans l’univers. Alors si vous vous sentez débordée à la maison, le meilleur moyen de retrouver un équilibre est de déléguer. Partagez les tâches avec votre famille, c’est partagé le quotidien aussi.

N’ayez pas peur de refuser

Apprenez à ne pas accepter systématiquement toutes les demandes que l’on vous adresse. Le fait de fixer vos limites ne fait pas de vous une mauvaise personne. Cela évite seulement de vous épuiser encore plus que vous ne l’êtes déjà.

Demandez de l’aide

Une multitude de ressources sont à votre disposition pour vous offrir un soutien. Et ainsi vous permettre d’exprimer votre ressenti et de trouver les solutions les plus appropriées à votre situation personnelle. N’hésitez pas en outre à consulter des livres traitant du sujet. La guérison par les lectures recèle de bienfaits inestimables. Pourquoi pas vous faire accompagner au quotidien par une doula, c’est une solution bénéfique pour vous sentir davantage soutenu. Cliquez ici pour recherchez une accompagnante à la naissance.

Prenez du repos

En complément à ces démarches, veillez à prendre suffisamment de repos, un repos à la fois physique et psychique.

Trouver une solution au burn-out maternel pour combattre l’ennemi lorsqu’il a franchi votre territoire, c’est bien. Mais mettre en place des mesures au jour le jour pour éviter qu’il ne s’y installe, c’est encore mieux.

Prendre du temps pour vous, comme vous donner parfois la priorité. Etre à l’écoute de vos besoins et répartir les tâches familiales, ne sont pas des gestes égoïstes mais la preuve d’un équilibre sain. Soyez moteur de votre bien-être pour votre entourage bien entendu mais aussi et surtout pour vous.

Ne pas se sentir la seule concernée

Voici une vidéo plus vraie que nature sur le ressentiment d’une maman qui perd pied. Il est bon de se rendre compte que chaque maman à ses angoisses et que nous ne sommes pas “la” seule au monde dans cette situation.

Source/article tiré de : www.zen-et-organisee.com; www.sante-guerir.notrefamille.com; www.parents.fr; www.magicmaman.com; www.youtube.com