L'éducation positive - Accompagnement à la naissance

L’éducation positive sous tous ses aspects

Découverte de cette nouvelle forme d’éducation

En découvrant pour la première fois le terme “éducation positive”, nous sommes en droit de nous poser des questions. La première qui nous vient immédiatement à l’esprit est : qu’est ce que l’éducation positive ?

Nous essaierons dans cet article de vous apporter une réponse claire. En vous apportant des axes de réflexion sur le sujet. Ainsi vous pourrez vous faire votre propre opinion sur cette méthode du 21e siècle.

Qu’est ce que l’éducation positive ?

Le rapport à l’enfant est en plein bouleversement, surtout depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Adieu les enfants qui n’ont pas le droit de parler à table, qui n’ont pas le droit de critiquer ou de remettre en question l’éducation donnée par leurs parents.

La figure du patriarche sévère et intransigeant s’évapore avec le temps. Quant à la figure maternelle elle obtient de plus en plus de liberté. Malgré ces nombreux changements, il existe encore la croyance qu’élever un enfant demande un “rapport de force”. L’adulte est celui qui tient les rênes de la relation. Même si l’enfant à le droit d’avoir son opinion, l’adulte corrige et punit les écarts.

L’éducation positive, également appelée “parenté bienveillante” ou “discipline positive” est une vision de l’éducation critiquant ce rapport de force. Selon elle, l’enfant obéit par peur de la punition ou des critiques et non par motivation personnelle. Par exemple, il n’aime pas ranger ses jouets parce que les parents font souvent de cette tâche une activité non ludique. L’enfant range donc en ayant peur d’une punition.


Le principe de base de cette éducation positive se concentre sur l’épanouissement personnel de l’enfant. Dans le but qu’il devienne un adulte heureux et épanoui. On ne force donc pas son fils à faire du foot s’il a envie de faire de l’escrime. On espère pas non plus que sa fille devienne médecin si elle désire devenir chanteuse. Les parents ont des attentes envers leurs enfants, c’est humain. L’éducation positive apprend aux parents à comprendre leurs motivations. Savoir discerner les raisons de ses propres ambitions et ainsi ne pas mettre davantage la pression aux enfants.

Les piliers de l’éducation positive ?

Reprenons l’exemple d’un enfant qui ne veut pas ranger sa chambre. Au lieu d’instaurer un rapport de force, de crier un “tu ranges ta chambre, c’est comme ça et puis c’est tout !”, l’éducation positive cherche à aborder le problème sous différents angles. Les enfants sont faciles à distraire, ces petites boules d’énergies aiment rire, s’amuser et se défouler. Transformer le rangement en jeu permet de combler tout le monde dans la bonne humeur. Le premier pilier de l’éducation positive est d’annuler ce rapport de force. Rapport qui empoisonne l’existence à la maison et stress tout le monde.

Le second pilier se concentre sur l’adulte. Pour un enfant bien dans sa peau, il faut que ce dernier soit élevé par un adulte serein et confiant qui connaît ses faiblesses et travaille sur ses blessures d’enfances. Un adulte en colère, rancunier et en mal d’amour aura plusieurs comportements néfastes. Par exemple d’être trop sévère et crier trop souvent. À l’inverse il peut couver son enfant en le protégeant de tout sentiment de tristesse, de frustration ou de colère. L’éducation positive a un dicton : “adulte bien dans sa peau pour une éducation saine”.

Le troisième et dernier grand pilier de l’éducation concerne la culpabilisation de l’adulte face aux normes. Lorsque l’on devient parent on se sent souvent jugé sur nos actes et notre éducation. Ces regards et ces jugements ne sont pas toujours conscients, ni toujours malveillants. C’est le fameux “ah bon, tu ne lui mets pas de bonnet ?” de la belle-mère qui voudrait couvrir son petit fils de trois couches de vêtements supplémentaires. L’éducation positive c’est apprendre aux parents à ne pas culpabiliser, à apprendre de leurs erreurs. À bas l’image fausse du parent parfait. C’est impossible d’y arriver et tenter d’accéder à ce statut ne fera que vous épuiser.

éducation positive et ses dérives

Les critiques et les possibles déviances

L’éducation positive pose une question implicite : qu’est ce que l’éducation négative ? Surement celle qui utilise les punitions corporelles, celle qui humilie l’enfant, celle qui comporte des abus. Cependant entre l’éducation positive et l’éducation négative (ou abusive), il existe un large spectre de différentes éducations.


Il y a les parents fatigués par leur journée qui élèvent la voix pour se faire obéir, ceux qui sont dépassés ou épuisés. L’éducation positive semble se détacher de la réalité puisqu’elle est basée sur une théorie difficile à mettre en oeuvre. Si par miracle les parents réussissent à rester zen toute la journée en n’ayant jamais un mot plus haut que l’autre, en conséquence leurs enfants deviendront des enfants rois. Voici les principales critiques apportées contre l’éducation positive.

En effet, cette théorie semble difficile à mettre en pratique. Quels parents ne rêvent pas de voir son enfant s’épanouir et être heureux ? Cet idéal utopiste ne risque t’il pas de plonger les parents dans un état de culpabilité ? L’éducation positive n’est pas une méthode miracle et les parents qui la pratiquent l’admettent volontiers. Le but n’est pas de faire disparaître la totalité des conflits, c’est irréalisable. Tous les pro-éducation positive vous le diront, l’important c’est d’être à l’écoute. Il faut souvent se remettre en question et respecter son enfant : l’objectif n’est pas de devenir parfait.

D’un autre côté, oui il peut y avoir des dérives de cette nouvelle forme d’éducation. L’enfant ne doit pas surpassé l’adulte et ce dernier ne doit pas tout lui céder. Il ne faut pas confondre éducation positive et laxisme. Le tout est de trouver un juste équilibre. Poussée à l’extrême, l’éducation positive peut avoir des effets négatifs sur l’enfant.

Notamment à cause de la division école/famille (et plus tard travail). L’école demande à l’enfant d’obéir sans avoir à poser de question. L’enseignant n’a pas à justifier ses choix en face d’une trentaine d’élèves, ce serait l’anarchie. Les parents qui souhaitent donc changer leur mode d’éducation doivent bien se renseigner afin d’éviter toutes dérives.

Rappelons que l’éducation positive ne prône pas une maison sans règle ni loi. Il s’agit plutôt d’une autre manière de les appliquer.

Article tiré de : www.apprendreaeduquer.fr; www.coolparentsmakehappykids.com; www.20minutes.fr